Emmanuel Macron

10/05/2017

Quelles priorités dans le domaine dentaire ?

Présidentielles

Des noms commencent à fuiter pour le futur Ministre de la Santé du gouvernement Macron. En attendant la nomination officielle de l’interlocuteur des représentants de la profession, voici les engagements pris par le candidat Macron avant son élection au soir du 7 mai.

L’une des mesures phares en santé du programme d’Emmanuel Macron est la prise en charge des actes prothétiques à 100 % à l’horizon 2022, sans augmentation de prix des mutuelles. Elle sera appliquée en favorisant la concurrence et en instaurant notamment 3 contrats types que devront proposer les assureurs et mutuelles pour garantir la transparence et faciliter les comparaisons.

« Un plan d’action concerté »

« C’est une revendication forte de nos concitoyens », affirme-t-il dans la réponse à un questionnaire de la CNSD avant le second tour des élections. Le candidat Emmanuel Macron précise qu’il comptait d’abord « recevoir les différents professionnels et experts afin de définir précisément un plan d’action concerté ». Le candidat assure aussi vouloir « mieux prendre en compte en terme de tarification, de façon plus réactive » certains actes à technicité élevée.

Maintien du règlement arbitral ?

Questionné sur l’avenir du règlement arbitral, Emmanuel Macron s’est félicité de « la revalorisation de certains soins conservateurs et de l’introduction du remboursement de certains actes nouveaux ». Mais face aux inquiétudes de la profession et des étudiants, celui qui n’était pas encore Président affirmait vouloir « renouer le dialogue avec l’ensemble des organisations représentatives pour mettre en œuvre [son] projet, très ambitieux en matière de prévention et d’accessibilité aux soins prothétiques ».

Une « politique de prévention plus résolue »

Sur le volet prévention, la responsabilisation des patients (visites périodiques obligatoires avec prime aux prévento-conscients) avancée par la CNSD n’est pas encore à l’ordre du jour pour Emmanuel Macron qui veut auparavant « mettre en place les conditions d’une politique de prévention plus résolue et conforme aux données acquises de la science » (voir notre article sur "Ce qui va changer" avec la nouvelle présidence). Et de citer différentes mesures envisageables comme les visites régulières, l’application topique de fluor, les dépistages pour les sujets à risques ou encore des systèmes de rémunération fondés sur le parcours des soins, ou des interventions à un stade précoce. Le candidat affirme aussi vouloir renforcer les actions menées par la profession dans les écoles car elles « peuvent permettre de donner des bases solides d’hygiène bucco-dentaire, ainsi que permettre un dépistage précoce ». Toutes ces actions seront menées « avec les professionnels et les représentants des usagers ».

S’agissant de l’accès aux techniques modernes de conservation des dents non prises en charge, il s’en remet à l’avis de la HAS et des professionnels.

À moyen et long terme, des études d’impact « sont indispensables » pour orienter la politique. Il prévoit une évaluation « précise et régulière » de l’état de santé bucco-dentaire de la population.

Anne-Chantal de Divonne

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