Journal de Parodontologie & d'Implantologie Orale n° 4 du 01/11/2018

Article

Salma Zayane1 / Selena Toma2 / Michel Brecx3 / Gilles Gagnot4 / Jérôme Frédéric Lasserre5  

1- Licenciée en sciences dentaires, spécialiste agréée en parodontologie, Cliniques universitaires Saint-Luc, Service de parodontologie, Université catholique de Louvain2- Chef de clinique adjoint, licenciée en sciences dentaires, spécialiste agréée en parodontologie, docteur en sciences dentaires, Cliniques universitaires Saint-Luc, service de parodontologie, Institut de recherche expérimentale et clinique (IREC), pôle de morphologie, Université catholique de Louvain, Belgique3- Professeur émérite, licencié en sciences dentaires, spécialiste agréé en parodontologie, docteur en sciences dentaires, Cliniques universitaires Saint-Luc, service de parodontologie, Université catholique de Louvain, Belgique4- Exercice privé, Vitré, France5- Praticien hospitalier, licencié en sciences dentaires, spécialiste agréé en parodontologie, docteur en sciences dentaires, Cliniques universitaires Saint-Luc, service de parodontologie, Université catholique de Louvain, Belgique

Résumé

Résumé

La décontamination de la surface implantaire est primordiale dans le traitement des péri-implantites. Toutefois, la composante infra-osseuse souvent retrouvée dans les lésions péri-implantaires peut limiter l'accès à la surface à décontaminer. Peu d'études in vitro ont évalué les méthodes de décontamination en tenant compte de ce paramètre. Cette étude in vitro a ainsi pour objectif de comparer l'efficacité de trois modalités de traitement utilisées pour l'élimination mécanique d'un biofilm sur des implants en titane à surface micro-rugueuse.

Des implants Southern Implants® (n = 40) sont fixés dans des cubes en résine dure transparente, au niveau desquels une lésion de type infra-osseuse circonférentielle est créée. Ils sont ensuite contaminés par un biofilm mono-espèce de Streptococcus gordonii pendant 72 heures avant d'être finalement traités mécaniquement pendant deux minutes soit par (i) une curette universelle en plastique (n = 10), par (ii) aéro-polissage à l'AIR-N-GO® easy (n = 10), ou enfin par (iii) implantoplastie (n = 10). Dix implants contaminés et non traités servent de contrôles. Le biofilm résiduel est quantifié par une analyse de la biomasse au cristal violet et l'analyse statistique est réalisée avec un test de Kruskal-Wallis.

Dans cette étude, l'implantoplastie s'est révélée être la méthode de décontamination la plus efficace, puis l'aéro-polissage. La décontamination par l'implantoplastie est supérieure à l'aéro-polissage et à la curette en plastique (p 

En conclusion, cette étude de simulation in vitro d'une lésion infra-osseuse péri-implantaire met en évidence de façon significative que l'implantoplastie élimine la contamination par Streptococcus gordonii des surfaces implantaires micro-rugueuses. La méthode d'utilisation d'un aéro-polisseur est efficace et celle par des curettes en plastique est moins efficace. La réalisation d'études randomisées est néanmoins nécessaire afin de valider l'efficacité de ces moyens de décontamination et leur utilisation en clinique.

Summary

Abstract

The decontamination of an implant surface is essential for the treatment of peri-implantitis. Nevertheless, the configuration of the intrabony defect may limit the accessibility to the implant surface. Few in vitro studies evaluated disinfection methods taking this limitation into account. The aim of this study was to compare the effectiveness of three treatment modalities on the removal of a specific bacterial biofilm from titanium dental implants.

Streptococcus gordonii biofilms were grown for 72 hours on entire micro-rough titanium implants (Southern Implants®) inserted in plastic cubes mimicking an intrabony defect (n = 40). Ten implants were contaminated and served as controls. Contaminated implant surfaces were then treated mechanically with either (i) plastic curette (n = 10), (ii) glycine air-polishing (n = 10) or (iii) implantoplasty (n = 10) for two minuts. The remaining biomass was then measured by crystal violet as to evaluate and compare the relative efficiency of these tested modalities.

Implantoplasty and air-polishing both induced a highly significant decrease of the biofilm mass when compared to the controls (p

The plastic curette technique was by far the less efficient in removing the biofilm.

Implantoplasty and air-polishing with glycine powder are the most efficient techniques for the removal of this S. gordonii biofilm from contaminated micro-rough implants in the present model. Clinical randomized studies should be further conducted in order to confirm these results and the reliability in clinical practice of these mechanical decontamination techniques.

Key words

Oral Implants, peri-implantitis, biofilms, decontamination.

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